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29.04.2008

Chômage : Nos élus bruxellois peinent à trouver des solutions crédibles, surtout vis-à- vis des jeunes.

S’il y a bien un point de programme politique qui n’a jamais permis à nos dirigeants politiques bruxellois de briller, c’est bien le thème de l’emploi et plus précisément de l’emploi chez les jeunes.  

Sur base des statistiques de l’Observatoire bruxellois du Marché du Travail et des Qualifications, le taux de chômage des 15-24 ans serait de 37,7% soit 16.822 jeunes inoccupés. Selon d’autres statistiques de la Banque Carrefour, le constat serait même plus important, allant jusqu’à 41,51% de taux de chômage dans cette tranche d’âge.

Nous savons pertinemment bien que la question du chômage chez les jeunes repose sur plusieurs problématiques. En voici quelques-unes.

Premièrement, Pas moins de 3/4 des emplois sur le sol bruxellois sont destinés à un public qualifié, cela passe du gradué spécialisé dans une matière en passant par l’universitaire polyvalent jusqu’à l’ingénieur et le doctorant. Le jeune Bruxellois a statistiquement plus de chance qu’un Flamand  de se retrouver au chômage à la sortie des études car, chiffre à l’appui, la sous-qualification des jeunes bruxellois les empêche d’accéder à la plupart des offres sur le marché de l’emploi.

Ajoutez-y la problématique du bilinguisme. A ce sujet, il est évident que les pouvoirs publics francophones et bruxellois sont les premiers coupables :  ils n’ont jamais mené une politique réaliste et n’ont jamais eu la volonté de voir leurs électeurs bruxellois jongler entre la langue de Molière et  celle de Vondel.

Par ailleurs, cela remet en cause la qualité de l’enseignement et l’adéquation entre école et emploi. Le développement d’établissement scolaire bilingue de qualité  est sans doute une revendication que nos élus bruxellois doivent examiner de manière plus approfondie. Cela pourrait renforcer une identité bruxelloise dont tout nos élus se réclament si fièrement.

De plus, parmis les grandes problématiques, il est absolument nécessaire de faire référence à la grande responsabilité des entreprises face aux discriminations.
Les études affirment à l’unisson qu’un grand nombre de chefs d’entreprises ne désirent pas engager du personnel étranger ou d’origine étrangère. Il est clair qu’il faut mener une politique forte face à cette situation inacceptable.  

Enfin, Cette situation de chômage à Bruxelles, en particulier auprès des jeunes, est peut-être la cause de la délinquance vécue dans certains quartiers et de l’insécurité perçue par nos concitoyens. Travailler est sans aucun doute un facteur d’intégration social dont plus personne ne doute.

La politique d’activation tant appréciée par nos amis politiciens, doit s’inscrire dans un processus d’insertion et non dans l’optique unique de réaliser des économies dans les caisses de l’Etat, pour en fin de compte, les dilapidés dans certaines politiques futiles. Il me semble nécessaire d’investir les bénéfices de cette politique d’activation dans la formation ou encore dans les politiques d’insertion, malheureusement on nous dira que cela revient à devoir donner de l’argent aux régions, ce qui me semble difficile dans le contexte politique actuel.     

Il est nécessaire de préserver des lieux ou les jeunes chômeurs peuvent se livrer en toute confiance, le rôle que l’on veut faire jouer à Actiris comme complice de l’ONEm va à l’encontre d’une idée simple, celle de séparer l’insertion et la sanction. Ce ne sont pas les chômeurs qu’il faut combattre, mais bel et bien le chômage !

Une chose est clair en matière d'emploi : nos politiciens ont encore du pain sur la planche.