28.03.2009
Le Maroc fait un appel à L'UNESCO contre les dérives négationnistes
SM le Roi Mohammed VI a adressé un message aux participants à la conférence de lancement du projet Aladin pour un dialogue interculturel fondé sur la vérité historique, la connaissance et le respect mutuel, qui s'est ouverte vendredi au siège de l'UNESCO à Paris.
Voici le texte intégral de ce message dont lecture a été donnée par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq :.
Excellences, Mesdames et messieurs.
"Quel choix et quelle responsabilité d’avoir fait appel au mythe d’Aladin pour nous inviter collectivement à réfléchir autrement à l’un des stigmates les plus tragiques et les plus indicibles de l’histoire contemporaine.
Responsabilité en effet et choix singulier s’il en est, car aucun d’entre nous, Mesdames et Messieurs, ne peut prétendre à une lecture de l’holocauste qui ne soit pas totale, irréfragable et sans concession ou compromission.
Concession ou compromission qui seraient dictées par les conjectures de l’instant ou les fragilités d’une mémoire coupable parce que délibérément sélective.
Ma lecture de l’holocauste et celle de Mon Peuple ne sont pas celle de l’amnésie.
Notre lecture est celle d’une blessure mémorielle que nous savons inscrite dans l’un des chapitres les plus douloureux, dans le Panthéon du Patrimoine universel.
D’autres que Moi sauront à juste titre vous dire à cet égard que s’agissant du Royaume du Maroc, ce propos n’est pas nouveau et il ne sera jamais un propos de circonstance.
Si J’en esquisse aujourd’hui le rappel, c’est justement pour qu’Aladin, votre groupe de Réflexion se fixe l’objectif prioritaire de dire enfin au reste du Monde, ce qu’a été la résistance au nazisme des Pays qui, comme le Mien, à partir de l’espace arabo-musulman, ont su dire non à la barbarie nazie et aux lois scélérates du gouvernement de Vichy.
La communauté des Nations s’est trop longtemps accommodée d’une lecture sélective de l’histoire de cette période sombre et régressive.
Une lecture par défaut qui a permis à tous les fantasmes de s’épanouir.
Dans quels manuels d’histoire et d’éducation civique apprend-on en effet aujourd’hui en Occident, que le Maroc dès les années 30, avait ouvert ses portes aux Communautés Juives Européennes qui avaient vu à temps, le danger pointer à l’horizon.
Dans quels instituts ou carrefours intellectuels en Europe ou aux Etats-Unis discute-t-on de l’attitude exemplaire et historique de Feu Mon Grand-Père, Sa Majesté le Roi Mohammed V que Dieu le garde en Sa Sainte Miséricorde. Lui qui malgré un pouvoir bridé par les réalités implacables du protectorat français, avait su s’opposer à l’application des lois racistes de Vichy aux citoyens Marocains de confession juive.
Chacun comprendra ici qu’en vous appelant à une lecture exhaustive et fidèle de l’histoire de cette période, Je ne rends pas seulement justice aux faits.
Nous sommes en effet dans un temps qui n’est pas neutre. Un temps où l’imaginaire collectif de toutes nos sociétés est aussi nourri par la perspective de l’exclusion et de l’échec quand se profilent les promesses du dialogue de nos civilisations, de Nos cultures et de Nos religions.
Nous devons donc ensemble partir à la reconquête de la raison et des valeurs qui fondent la légitimité d’un espace de convivialité où les mots de dignité, de justice et de liberté auront à s’exprimer de la même façon et à se conjuguer avec les mêmes exigences, quelles que soient nos origines, nos cultures ou nos spiritualités.
C’est notre lecture au Maroc du devoir de mémoire que nous dicte la Shoah.
Un devoir de mémoire qui dans sa profondeur et dans sa tragique singularité, nous impose avec force les contours éthiques, moraux et politiques qui seront demain les vrais garants de cette paix faite de Justice et de Dignité également partagées et à laquelle aspire la majorité des Palestiniens et des Israéliens".
17:14 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc, négationniste, negationnisme, mohamed vi, shoah, holaucoste
24.03.2009
Dieudonné présentera bien son "one man show" ce mercredi à Saint-Josse, ordre du Conseil d'Etat !

Le quotidien « Le Soir » l’annonce, Dieudonné pourra présenter son spectacle dans la commune de Saint-Josse-ten-Noode. Le Conseil d’Etat a décidé en extrème urgence d’invalider l’Arrêté décidé par le collège des bourgmestre et échevins de la commune bruxelloise.
Dieudonné M’bala M’bala qui a souvent été constesté pour des propos jugé antisémite, négationiste et xénophobe sera présent ce mercredi 25 mars 2009 dans la petite commune bruxelloise pour présenter son tout dernier spectacle.
Le Conseil d’Etat argumente la décision en indiquant « Le collège des bourgmestre et échevins n’a pas reçu pour mission de veiller préventivement à la correction politique ou morale, voire pénale, des spectacles et moins encore à celle, supposée, des artistes qui en donnent la représentation » et de rappeller que la liberté d’expression est l’un des fondements essentiels d’une société démocratique. « Elle vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent les pouvoirs publics ou une fraction quelconque de la population »
Le spectacle sera surveillé de très près, Dieudonné risque à coup sur de nombreuse plaintes, espéront néanmoins que ce spectacle ne soit pas un meeting politique négationiste qui ne va pas dans le sens d’un dialogue constructif entre communautés dans notre Région.
Dieudonné invitera-t-il Phillipe Dewinter ? ou le Docteur Ferêt ? à mon avis, il en serait malheureusement bien capable !
01:35 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : dieudonné, belgique, bruxelles, saint-josse, antisémite, négationiste, judaisme, juif, négationisme, antisémitisme
23.03.2009
La RTBF utilise l'humour contre le racisme avec sa nouvelle série "Babelgium"
La série "Babelgium" sera bientôt diffusée sur la RTBF. Elle met en scène six personnages, hauts en couleur, vivant dans un immeuble bruxellois. Fatima et Maroud, jeune couple bruxellois d’origine marocaine, aiment bien leur concierge, d’origine italienne. Oui enfin à petite dose. Car ils sont un peu fatigués de lui expliquer à chaque fois qu’ils la croisent dans le hall d’entrée que "oui ils adorent les enfants", mais que "non ils n’en veulent pas sept pour autant" ou encore que "oui ils sont musulmans", mais que "non, ils ne s’enferment pas toute la journée pour prier".
N’empêche. "Ils ne sont décidément pas comme nous" , pense la concierge qui a d’autres chats à fouetter. Des bruits de djembés jaillissent d’un appartement. Encore un coup de Marc, ce jeune musicien africain. "Ah il va m’entendre" Tiens, non la "jam-session" est organisée par Bruno et ses amis, belges de "pure souche". Marc, lui, préfère le violon "A n’y plus rien comprendre ma ptite Dame" .
A travers six personnages "hauts en couleur", vivant dans le même immeuble, "Babelgium", prochainement diffusé sur la RTBF, a décidé de s’attaquer, avec humour, à un sujet sensible : l’interculturalité et le Vivre-ensemble quotidien. "C’est un sujet casse-gueule , lance Perrine Ledan, la directrice artistique du projet. On a tous des préjugés, des clichés sur les autres. Le but de la série, c’est de les balayer, de montrer leur absurdité. L’humour est une grande arme dans cette démarche" .
Les concepteurs du projet sont ainsi partis de petites phrases répandues dans le tissu social. Florilèges : "Ils ont le rythme dans la peau", "Ils sont beaux quand ils sont petits", ou encore "C’est une fille d’Europe de l’Est ?, elle doit se prostituer".
"Mon personnage, Bruno, incarne un racisme latent, sournois, explique l’acteur Stéphane De Groodt qui n’a pas hésité une seconde à s’engager dans le projet. Il ne se rend même pas compte qu’il est raciste. Ce qui est intéressant dans la série, c’est qu’on a affaire à un racisme croisé. Chaque personnage, Belge de souche ou non, en prend pour son grade. Chacun se sent étranger dans cet immeuble".
Pie Tshibanda, Raoul Reyers ou encore Gilles Dal ont participé à l’écriture du scénario. Tournée dans un immeuble inoccupé du Boulevard Pachéco, la série est partie d’une initiative conjointe du CBAI (Centre bruxellois d’Action Interculturelle) et du Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers). "Le Vivre ensemble dans une ville comme Bruxelles où 50 pc de la population est d’origine étrangère est fondamental", explique Christine Kukalowski du CBAI. Le projet a aussi été soutenu par la Ministre de l’Egalité des chances (Joëlle Milquet -CDH) et la ministre de la culture et de l’Audiovisuel (Fadila Laanan-PS). A noter qu’une série du même cru sera réalisée en néerlandais.
Les 20 "capsules" d’une durée d’1 minute 30 devaient, dans un premier temps, être diffusées en mai sur la RTBF. Mais ce sera probablement en septembre, comme l’évoquait hier l’équipe.
Source : La Libre Belgique - Raphaël Meulders
13:49 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rtbf, babelgium, série, racisme, humour



