28.07.2009
30% des jeunes internautes flamands ont déjà reçu une question d'ordre sexuelle via une conversation en ligne !

Une étudiante de la K.U.L. (Katholieke Universiteit Leuven), Jana Nauwelaerts a réalisée une étude auprès d'un millier de jeunes de 15 à 18 ans habitant en Flandre. concernant l'utilisation des chats en ligne (MSN, SKYPE, FACEBOOK...) auprès des jeunes internautes flamands. Les conclusions sont alarmantes : Près de 3 jeunes sur 10 ont déjà reçu une question à connotation sexuelle via ce genre de chat. Dans 9 cas sur 10, il s’agissait d’une proposition d’acte sexuel.
Une majorité (64%) chattent souvent avec des inconnus, et 39% avec des inconnus plus âgés.
L’enquête révèle aussi que les jeunes sont confrontés à différents environnements sur le net. 7 jeunes sur 10 ont déjà été confronté au porno, 4 sur 10 au racisme, 1 sur 2 à la violence et 2 sur 10 au suicide. Dans la plupart des cas, ces contacts sont cependant involontaires.
L’auteure du mémoire plaide pour une plus grande attention des parents envers les comportements de leurs enfants sur internet.
19:22 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : flamands, chat, sexualité, pédophilie, belgique, internet, jeunes, enfants, chat en ligne
Les femmes arabes en politique, une nouvelle méthode stratégique pour contrer les islamistes ?
Le 16 mai 2009, quatre femmes gagnent haut la main, les élections législatives au Koweït. Hasard ou coïncidence, les islamistes perdent énormément de voix et se retrouvent d'ailleurs dans l'opposition. Ces mêmes islamistes gagnaient encore des voix, il y a quelques années, dans cet Emirat où la femme à encore de nombreux combats à mener pour sa dignité.
Il y a seulement 4 ans, le Koweït a autorisé à la femme de voter et à se présenter à des élections. Les Koweitiennes et Koweitiens ont rapidement envoyés une réponse clair et sans détours. Oui, nos mères, nos soeurs, nos cousines ont le droit de donner leur avis politique, et ainsi représenter le peuple dans sa totalité. Désormais la classe politique ne pourra plus revenir en arrière, une partie de l'histoire leur échappe...
La femme devient-elle une stratégie pour contrer les islamistes ?
Bonne nouvelle, la femme arabe devient intéressante pour le monde politique arabe. Désormais elles pourraient devenir l'instrument, (malheureux ?) pour contrer les islamistes dans leur stratégie politique. Nous devons soutenir cette stratégie dans un esprit d'ouverture mais si celle-ci vise à stabiliser les dictatures arabes sans lancer un vaste projet d'ouverture du champ démocratique, des droits de l'homme (et de la femme), de la liberté de la presse..., sauve qui peut !
Une bonne avancée à condition que ces femmes ne soient pas mises sous tutelle... des hommes
Il faut saluer le peuple Koweitien dans cette démarche historique. Espérons néanmoins que les nouvelles parlementaires pourront mener à bien leur travail politique et ce, en toute indépendance avec une volonté ferme de ne pas être sous tutelle masculine.
Cet épisode unique mérité tout de même de rappeler que les peuples arabes ne sont pas non plus aveugles de ce qui se déroule dans l'autre monde...
01:50 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : koweït, islam, femme, politique, femmes, islamistes, stratégie
25.07.2009
Maroc : une réforme silencieuse du champ religieux
Commandeur des croyants (Amir al Mouminine), le roi Mohammed VI, qui célèbre ses dix ans de règne, a insufflé un vent de modernisme dans le champ religieux en lançant en 2004 une vaste réforme en pleine montée des courants islamistes radicaux.
C'est une révolution silencieuse, qui intervient dans une conjoncture également caractérisée par l'anarchie des fatwas (avis religieux) amplifiées par les chaînes satellitaires arabes et les sites internet.
Cette réforme porte sur la restructuration du ministère des Affaires islamiques, la révision de la législation sur les lieux de culte ainsi que la modernisation de l'enseignement religieux dans le royaume. Une commission a aussi été créée pour donner des avis religieux sur des questions d'intérêt général et réglementer les fatwas.
En 2008, l'opinion internationale s'était émue de la fatwa du cheikh Mahgraoui, qui dirigeait l'Association Dar Al Quran à Marrakech (centre), autorisant le mariage des filles dès l'âge de neuf ans. Cette fatwa avait été condamnée par le conseil supérieur des oulémas (théologiens officiels) et l'association avait été fermée.
La même année, Mohammed VI avait annoncé une réforme du conseil supérieur des oulémas, des imams et des mosquées. La communauté marocaine établie à l'étranger n'avait pas été oubliée et un conseil des oulémas pour les Marocains d'Europe avait été créé.
En juin dernier, concrétisation de cette reprise en main avec le lancement d'un programme de mise à niveau des imams, qui encadrent les croyants, exercent dans les villes et les campagnes.
"Nous avons 45.000 imams au Maroc et les statistiques de 2006 ont démontré que 82% d'entre eux n'ont aucune formation de base. Ils ont juste appris le coran par coeur", explique le ministre des Affaires islamiques Ahmed Tawfiq.
Dans la même optique, des prédicatrices ont été formées, preuve qu'un vent d'ouverture et de modernisme commence à souffler sur le champ religieux.
La réforme touche aussi l'Institut supérieur d'études islamiques (Dar Al Hadith Al Hassania). Cette école, qui enseignait jusqu'ici uniquement les sciences islamiques, a introduit de nouvelles disciplines comme les études religieuses comparées, les langues, anciennes et vivantes, et les sciences sociales et économiques.
La réforme s'est aussi concrétisée par le lancement d'une chaîne de télévision et une radio dédiées à l'islam.
L'octroi de bourses de recherche pour les imams, les prédicateurs et les lauréats de l'université des sciences religieuses Quaraouiyine de Fès (centre) pour étudier dans des universités anglo-saxonnes sont quelques-unes des autres facettes de cette réforme.
Pour éviter des fatwas comme celle du cheikh Maghraoui, le secrétaire général du Parti (islamiste) renaissance et vertu (PRV) Mohamed Khalildi estime qu'"un théologien doit aussi avoir des connaissance en psychologie et en médecine. Il ne suffit plus d'avoir un diplôme en études islamiques pour être théologien".
Pour Mohamed Hamdaoui, président du Mouvement unicité et réforme (MUR), une association proche du Parti (islamiste) justice et développement (PJD), "le vrai défi est de pouvoir répondre à la demande des Marocains en matière de fatwas plutôt que de s'adresser aux muftis des chaînes satellitaires du Moyen-Orient".
En dix ans de règne, Mohamed VI a ainsi insufflé un vent de modernisme sur le champ religieux au Maroc, marqué pendant des décennies par le conservatisme et la léthargie.
09:36 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : maroc, mohamed vi, islam, religion, islamique, islamisme, extremisme, réforme, marocain
24.07.2009
Réformer l'islam, une nécessité pressante
"Le Coran ne parle pas, ce sont les hommes qui parlent à travers lui", a dit ‘Ali, le gendre du Prophète. Détail majeur dans l’interprétation et la compréhension de l’islam. Postulat indispensable pour briser les chaînes qui maintiennent la religion musulmane dans un carcan trop étroit car figée à une époque donnée. Non, la religion musulmane ne découle pas entièrement et immédiatement du seul Coran, qui serait la parole de Dieu nue, absolue et éternelle. Car cela, comme nous le constatons tous les jours, bloque les processus d’évolution des sociétés musulmanes et islamiques.
Paralysées par une extrême prudence, elles se cachent derrière une inaptitude à présenter aux yeux de monde une approche à la fois fidèle à l’islam et en phase avec le progrès et la modernité. Tous les pays musulmans sont en retard, tant sur le plan culturel que dans les domaines des sciences et des connaissances, sans parler de la technique et de la création. Tout leur mode de vie est concentré jusqu’à l’obsession sur le respect de la tradition. Bloquées, les pieds dans le ciment du dogme, les sociétés contemporaines musulmanes regardent passer le train du futur sans pouvoir monter dedans. Il est grand temps que cela cesse. Mais pour briser le tabou il faut du courage. Certains l’ont payé de leur vie (Mahmoud Mohammed Taha fut pendu en 1985 par la junte militaire soudanaise pour apostasie). C’est donc un grand coup de chapeau que l’on doit tirer à Abdelmajid Charfi, cet éminent professeur à l’université des lettres de Tunis, historien et sociologue musulman, qui ose penser l’islam de l’intérieur avec le regard neuf d’un homme du XXème siècle (il est né en 1942). Ainsi, Charfi n’a de cesse de tenter de démontrer que les sciences sont une chance pour la religion, et non son ennemie. Et il développe son propos en arabe, à dessein, car en s’adressant en premier lieu aux lecteurs unilingues qui, souvent, vivent repliés sur la culture du passé sans avoir la moindre idée des avantages qu’ils pourraient retirer des champs de connaissance modernes et même des problèmes et questions connexes qu’ils soulèvent. Pourquoi écrire en anglais ou en français (même si ce vecteur a plus de chance d’atteindre la communauté scientifique internationale) alors que la langue arabe se prête tout aussi bien à l’exercice de la pensée ?
Soyons clairs : seules les élites des sociétés musulmanes ont le libre choix, celui d’aller étudier en Occident ou de rester au pays, les 98% restant de la population sont maintenues sous le boisseau de la religion dictatoriale et continuent à osciller entre hostilité et fascination pour "l’autre monde". L’éducation est alors souvent concentrée sur les études religieuses ; et les filles en sont généralement exclues. Les rares qui tentent de s’extraire de la sphère islamique sont muets car il leur est impossible de s’exprimer librement du fait de l’influence conjuguée d’un pouvoir tyrannique, de la pression sociale, de la peur et de la suspicion qui suscite une parole neuve ...
Mais les sociétés musulmanes sont hétérogènes et la modernisation parvient parfois à y creuser un fin sillon par lequel s’acheminent quelques idées nouvelles comme, par exemple, le statut de la femme et le droit à l’enseignement. Mais c’est bien peu, c’est aussi très lent à se mettre en place. Trop lent.
Abdelmajid Charfi fait ici le pari audacieux de l’avenir en comptant sur la jeunesse pour faire sauter le verrou. Internet et la satellite ont apporté une autre vision du monde. Ainsi, les musulmans de la nouvelle génération souhaitent une réflexion islamique qui tiennent compte des quatre grandes révolutions majeures que l’humanité a connues :
Premièrement, Copernic qui découvrit que la terre n'est pas le centre de l'univers ;
Deuxièmement, Darwin qui inscriva dans l'histoire moderne sa théorie de l'évolution démontrant que l'homme a perdu le rand à part qu'il croyait occuper au sein du règne animal ;
Troisièmement, Freud et sa réflexion qui tend à dire que l'homme n'agit pas selon sa seule volonté consciente mais qu'il est soumis à l'influence de son inconscient, avec le refoulement et les pulsions que cela induit ;
Quatriètemement, le destin n'est plus, désormais la biotechnologie et la génétique ont pris, dans une certaine mesure, le pouvoir sur le contrôle de la vie ;
A tout cela s’ajoute tout naturellement les médias, on l’a dit, mais aussi la prospérité matérielle, une société sociale plus humaine, des valeurs nouvelles. Il convient donc impérativement de suivre les préceptes de Mahmoud Mohamed Taha qui, dans le livre qui lui a coûté la vie, Le second message de l’islam, affirmait que le message de Muhammad était destiné à toute l’humanité durant la période mecquoise, mais restreint aux contemporains du Prophète dans la période médinoise. En conséquence il est d’avis de supprimer les prescriptions contenues dans le message restreint car elles étaient appropriées aux conditions de vie du début duVIIème siècle, mais elles ne le sont plus à celles de la seconde moitié du XXème siècle ! Il faut donc revenir au message universel qui demeure valable, bien que le contexte ait changé.
Et comme ici aussi, tout comme chez les juifs et les chrétiens, tout n’est que pouvoir ; l’idée même d’un retour aux véritables valeurs d’une religion pour aider les hommes à vivre mieux est aussitôt traitée d’apostasie et l’on tue celui qui a osé bafouer les règles. Honte à tous ces intégristes grabataires ou infantiles, honte à tous ceux qui maintiennent le peuple musulman dans l’ignorance crasse pour pouvoir les manipuler et les exploiter ! Travaillons pour un islam adapté en tout point au valeur progressiste, défendons un islam réformé, Vive l’islam réformé !
10:15 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : islam, réforme, islamisme, radicalisme, réformateur, penseur moderne, islam moderne, islam modéré
Espoirs et pessimisme au Proche-Orient, par Alain Gresh
Depuis la guerre du Liban de 2006, la région a connu une autre guerre à Gaza ; une escalade en Afghanistan-Pakistan ; une certaine détente en Irak avec le retrait des troupes américaines des villes ; une crise en Iran après l’élection présidentielle du 12 juin ; l’élection d’un gouvernement d’extrême droite en Israël.
Peu de bonnes nouvelles en somme... Seule l’élection du président Barack Obama offre quelques perspectives. Avec, d’abord, un changement du discours, notamment l’abandon du concept de « guerre contre le terrorisme » et une plus grande ouverture en direction de l’islam, comme en a témoigné le discours du Caire, le 4 juin 2009. Avec, ensuite, un durcissement de la politique à l’égard de la colonisation israélienne, politique qu’avaient abandonnée, depuis longtemps, les administrations américaines précédentes. La convocation de l’ambassadeur israélien à Washington pour lui faire part du mécontentement des Etats-Unis face au projet de nouvelles constructions à Jérusalem est un signe positif. Il est assez pitoyable que la France se soit ralliée à cette démarche quelques jours plus tard, comme si elle avait besoin d’un feu vert américain. Il fut un temps où Paris ouvrait la voie au Proche-Orient en reconnaissant l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ou le droit des Palestiniens à un Etat... Ce temps est bien passé avec M. Nicolas Sarkozy. Et, alors que les Etats-Unis envisagent des sanctions, en jugeant « prématuré » de parler de pressions financières, Paris s’abstient de toute pression concrète sur le gouvernement israélien.
Il est bon de rappeler que le problème fondamental n’est pas les colonies, mais l’occupation : toutes les colonies sont illégales, et il faut les démanteler. Un des risques de la la stratégie adoptée par M. Obama est que, demain, après bien des tergiversations, le gouvernement israélien accepte le gel des colonies – gel qu’il sera pratiquement impossible de contrôler, car la plupart des constructions sont le fait du secteur privé –, et que, devant cette « importante concession », les Etats-Unis et l’Union européenne se retournent vers les pays arabes et les Palestiniens et leur demandent : « Qu’offrez-vous en échange ? » Or, rappelons-le, il n’y a rien à offrir en échange : le conflit n’oppose pas deux parties égales, mais un occupant et un occupé. Ce qui est nécessaire, c’est l’application du droit international et la fin de l’occupation, ni plus ni moins...
Un des aspects positifs, si l’on peut dire, de la guerre de Gaza, est la prise de conscience de l’ampleur des crimes commis par l’armée israélienne. Du rapport d’Amnesty International à celui des l’organisation Breaking the silence (qui reprends des témoignages de soldats israéliens), tous les éléments sont présents pour la mise en place d’un tribunal pour juger les responsables. On attend toujours les réactions à ces révélations de Bernard-Henri Lévy et consorts, qui préfèrent s’intéresser à la crise du Parti socialiste, ou aux violations des droits de la personne ailleurs, pourvu qu’on ne parle pas d’Israël. Notons l’article de Henry Siegman, « The UNSC’s responsability for Middle East peace », qui revient, dans Haaretz du 21 juillet, sur la proposition faite par Javier Solana que le Conseil de sécurité de l’ONU assume la responsabilité de reconnaître un Etat palestinien.
L’escalade en Afghanistan-Pakistan et la décision du président Obama d’en faire « sa » guerre sont des motifs d’inquiétude, alors que se prépare pour le 20 août une élection présidentielle afghane qui risque de reconduire un président et une administration incompétents et corrompus. La voix de la France est particulièrement absente, alors que la seule solution est le retrait du contingent français, contingent qui ne sert à rien et qui ne donne à Paris aucun poids sur la définition de la stratégie en Afghanistan.
Si le discours américain sur l’islam s’est fait plus modéré grâce au président Obama, on ne peut pas dire que cela soit le cas en France ou en Europe. Alors que l’assassinat en Allemagne d’une jeune femme égyptienne qui portait le foulard n’a suscité que des réactions à retardement et timides, le parlement français ne trouve pas de sujet plus important sur lequel créer une commission que la burqa (commission dont le nom officiel est désormais « Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national ») et lance, dans l’urgence et le consensus, un débat qui, paraît-il, ne concerne pas l’islam, mais les femmes. Qu’un parlement dans lequel on compte à peine plus de 10% d’élues se fasse le défenseur de la cause féministe a de quoi faire sourire. Il est vrai que ces messieurs deviennent féministes dès lors qu’il s’agit de libérer les femmes afghanes ou musulmanes, mais qu’ils sont incapables d’assurer la moindre parité au niveau des instances politiques ou économiques...
Enfin, il y a la glaciation politique au Proche-Orient, thème qu’aborde Moulay Hicham dans le numéro d’août du Monde diplomatique (en kiosques le 28 juillet), sous le titre « Retour vers le futur dans le monde arabe ». Le nouveau rapport 2009 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour le monde arabe confirmera sans doute cette impasse. Un rapport d’Amnesty International sur les droits de la personne en Arabie saoudite et leurs violations au nom de la guerre contre le terrorisme, « Abuses in the name of fighting terrorism » (22 juillet), n’incite guère à l’optimisme. D’autant que des rapports de même teneur existent sur pratiquement chacun des Etats arabes...
09:30 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, palestine, proche-orient, paix, guerre, arabes, juifs, musulmans, israeliens, palestiniens
23.07.2009
Mauvaise stratégie flamande, par David Cha (belgium4fever)
Le gouvernement Peeters Ier a essayé, à travers divers absurdités dont la non-nomination des trois bourgmestres, de bien faire comprendre au monde, que les communes contournant Bruxelles font partie de leur territoire. Campagnes de pub, avantages fiscaux et autres mesures discriminatoires ont été inventées dans ce but. Le gouvernement flamand a fait en sorte que les néerlandophones de Bruxelles soient traités comme des Rois. Peeters II enfonce le clou, et donne encore plus de moyens à ces nantis. Est-ce vraiment une bonne stratégie pour flamandiser Bruxelles ? La (toute) petite minorité de flamands de la capitale se réduit encore, et les francophones présents refusent de se transformer en "Vlamigen van Brussel", et on les comprend. Ils ne se reconnaissent pas dans cette vision communautariste de la chose, et c'est bien normal.
Je suis certain que beaucoup de francophones souhaitent apprendre le néerlandais, mais veulent-ils pour autant faire partie de cette nation flamande qui les méprise ? Comment demander à un périphérien de devenir flamand après ces les déclarations du ministre de l'intérieur régional et les victoires électorales de la N-VA ? La stratégie flamande est trop nationaliste, trop communautariste. Ils ont, à travers le fédéralisme qu'ils promeuvent, lié le "néerlandais" avec la "Flandre" d'une telle manière qu'aujourd'hui, un francophone qui se voit proposer d'apprendre cette langue, qui lui apporterait de nombreux avantages, se posent la question de savoir si il ne trahit pas sa communauté, si il ne passe pas de l'autre côté.
La seule manière pour le gouvernement flamand de donner envie aux francophones de Bruxelles, et d'ailleurs, d'apprendre la langue de Vondel est de changer totalement de stratégie. Déterritorialiser le néerlandais, abandonner cette idée folle d'une nation fermée et homogène. Promouvoir le néerlandais d'une façon positive, envoyer des professeurs flamands dans les écoles francophones, dispenser des cours gratuits, créer des médias sympathiques et trans-régionaux et surtout, abandonner ces lions qui fleurissent partout dès qu'on s'intéresse un peu à la chose.
Retrouvez les humeurs de David sur son blog, http://belgium4ever.over-blog.com/
14:52 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : stratégie flamande, politique, flamandisation, bruxelles, périphérie, gouvernement, vlaams
Des critères clairs de régularisation : une avancée positive basé sur une pirouette lexicale.
Les nombreux détracteurs doutaient encore qu’un « compromis à la belge » soit possible dans ce pays en crise politique auquel s’est ajouté une crise économique d’une ampleur inégalée.
Le remaniement du gouvernement belge a répondu de la meilleure manière en trouvant une solution, insatisfaisante pour certains, adéquate pour d’autres, dans le dossier des régularisations.
Apparemment lorsqu’il ne s’agit pas de réforme institutionnelle, nos représentants sont encore capables de trouver un compromis permettant une sortie de crise et une reprise sereine des politiques à mener.
Désormais ne parlez pas de circulaire, vous risquez de froisser nos amis du nord. Parler plutôt d’instruction, ou plutôt "instruction relative à l’application de l’article 9 bis de la loi sur les étrangers" cela est sans doute plus jolie mais surtout plus acceptable pour la mise en place de critères clairs et précis qui visera à régulariser des citoyens ayant un ancrage solide dans ce pays.
Procédure de longue durée
Une autorisation de séjour pourra être accordée aux étrangers engagés dans une procédure déraisonnablement longue de 3 ans (familles avec enfants scolarisés) ou de 4 ans (isolés, autres familles). Il s’agit d’une procédure devant l’Office des étrangers (OE), le CGRA, le Conseil du contentieux des étrangers (CCE) ou l’ex-Commission permanente de recours des réfugiés (entretemps supprimée).
En comptant la procédure devant le Conseil d’Etat (demande d’asile) et/ou une demande de régularisation de séjour suite à la procédure d’asile (devant l’Office des étrangers), les délais sont portés à 4 ans pour les familles, et 5 ans pour les autres. Dans ce cas-ci, la demande devant le Conseil d’Etat ou l’OE doit avoir été introduite avant le 18 mars 2008.
Situations humanitaires urgentes
Le ministre peut aussi régulariser les personnes sur base de situations humanitaires urgentes.
Notamment :
- Le parent d’un enfant mineur belge ou européen (s’il vit avec lui),
- Les étrangers qui ont perdu leur droit au séjour suite à un retour dans le pays d’origine mais qui avaient été admis à un séjour illimité lorsqu’ils étaient mineurs, ou qui touchent une pension en Belgique
- Certaines familles exclues du droit au regroupement familial
Peuvent aussi entrer en compte, si elles ont introduit leur demande avant le 1er juin 2007, les familles avec enfants scolarisés justifiant d’un séjour ininterrompu depuis 5 ans, et dont la procédure d’asile a au moins duré un an.
Ancrage local durable
L’instruction reprend aussi des critères d’ancrage local durable. Ces critères ne seront repris que pour les demandes de régularisation introduites entre le 15 septembre et le 15 décembre 2009.
Entrent en considération :
- les étrangers vivant depuis 5 ans en Belgique et justifiant d’un séjour légal (permis de séjour, visa touristique...) avant le 18 mars 2008, ou qui avaient tenté d’obtenir un séjour légal avant le 18 mars 2008
- l’étranger qui séjourne en Belgique depuis le 31 mars 2007 et qui peut produire la copie d’un contrat de travail soit à durée déterminée d’un an, soit à durée indéterminée. Dans ce cas-ci, l’autorisation de séjour ne sera accordée que pour 1 an, renouvelable.
Il sera aussi tenu compte d’autres éléments comme les liens sociaux tissés en Belgique, la connaissance d’une des langues nationales ou le passé professionnel.
Bonne nouvelle, même si le combat n’est pas encore terminé pour le respect de la dignité humaine.
03:41 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sans-papiers, régularisation, critères, cdh, immigration, clandestin, gouvernement, belgique, belge
13.07.2009
E-mails en chaîne racistes : typiquement belge ?
En 2008, le CECLR a reçu 430 signalements concernant des propos haineux sur internet. C’est 25% de plus que l’année précédente.
Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme a remis ce mercredi son rapport annuel "Discrimination / Diversité". En 2008, le Centre a reçu 2.207 signalements.
Les plaintes concernaient d’abord le secteur emploi (plus d’un signalement sur cinq). Certains stéréotypes liés à l’âge ou au handicap ont la vie dure, estime le Centre.
E-mails en chaîne
Le deuxième grand secteur concerne internet (20% des plaintes). Un signalement sur trois concernait des e-mails en chaîne qui incitaient à la violence, à la haine ou à la discrimination.
C’est presque toujours la communauté musulmane belge ou européenne qui fait l’objet de ces messages. Tantôt ceux-ci traitent d’un imam fictif, Bouziane, qui profiterait des allocations sociales dans notre pays, tantôt il s’agirait d’un récit mensonger sur une bande de jeunes marocains qui violeraient ou mutileraient des jeunes filles en Belgique. Le centre note qu’il y a relativement beaucoup plus d’e-mails en chaîne racistes et xénophobes qui circulent en Belgique que dans d’autres pays européens.
Un autre tiers des signalements concernaient les sites de réseaux sociaux, les blogs et des forums de discussion comme Netlog, Skynet, Facebook ou Youtube.
Islamophobie
Un chapitre est consacré à l’islamophobie, qui revient souvent à l’avant-plan dans l’actualité et fait l’objet de débats. "La liberté de critiquer l’islam, au même titre que n’importe quelle religion ou idéologie, doit être assurée. (...) Mais il ne faudrait pas confondre critique virulente et les propos qui, sous couvert d’une critique de l’islam, alimentent une haine envers des personnes dites musulmanes", indique le directeur du centre Edouard Delruelle.
19:32 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : emails chaines, racisme, facebook, ceclr




