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<title>HUMEUR HUMANISTE</title>
<description>Tewfik vous livre son opinion sur l'actualité du moment avec un zeste d'humanisme !</description>
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<lastBuildDate>Mon, 15 Feb 2010 22:21:45 +0100</lastBuildDate>
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<title>Le cauchemar des enfants d'islamistes</title>
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<author>noreply@lalibreblogs.be (sahiht)</author>
<category>International</category>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 22:21:45 +0100</pubDate>
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&lt;div id=&quot;article_chapeau&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les enfants du bidonville des carrières Thomas, en périphérie de Casablanca, vivent dans des conditions précaires. Mais, pour certains, la vie est plus dure que pour d’autres. En ce lieu qu’on appelle Kariane Toma, un grand nombre de présumés terroristes ont été arrêtés par la police, après les attentats de Casablanca du 16 mai 2003. Selma Mouhim avait 5&amp;nbsp;ans lorsque son père, Abdelhak, a été arrêté à son domicile, puis condamné à trente ans de prison ferme. “Je m’en souviens comme si c’était hier”, témoigne la jeune fille aujourd’hui âgée de 12&amp;nbsp;ans. “Une vingtaine d’hommes en civil ont pénétré par la force dans la maison. En nous injuriant, ils nous ont demandé où était mon père. L’un d’eux m’a violemment frappée à la jambe.” Selma a continué de se rendre à l’école. “Les premiers mois, mes camarades m’insultaient et me traitaient de fille de terroriste, raconte-t-elle. Une institutrice m’a aussi reproché de porter le voile. On me disait&amp;nbsp;: ‘Comment se fait-il que tu aies de très bonnes notes alors que tu es fille de terroriste&amp;nbsp;? Tu ne le mérites pas&amp;nbsp;!’ Lorsque je rentre à la maison, je me réfugie dans le travail et je pleure. Je veux que l’innocence de mon père soit reconnue par la justice.”&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour acheter leurs livres et leur matériel scolaire, les enfants de ceux qui ont été incarcérés après les attentats de Casablanca font avec les moyens du bord, car leurs familles ne perçoivent aucune aide. Et personne n’a le droit de leur porter assistance. “Nous sommes surveillés en permanence, les voisins sont solidaires, mais on leur passerait les menottes s’ils nous donnaient quoi que ce soit”, assure Khamissa Rtimi, sœur d’Abderazak Karaoui, condamné à trente ans de prison ferme. Sous prétexte que ces enfants sont “fils de terroristes”, ils ne bénéficient pas des mêmes avantages, déplore aussi Khamissa Rtimi. “Avant les attentats, la préfecture nous convoquait régulièrement pour nous donner de la nourriture, assure-­t-elle. Mais, depuis les condamnations, nous n’en bénéficions plus alors que nous faisons partie des habitants des bidonvilles les plus défavorisés du pays.” Naïma Karaoui habite aussi à Kariane Toma. Elle est l’épouse d’Abderazak Karaoui, qui purge sa peine à la prison de Kénitra. Cette femme de 50&amp;nbsp;ans est mère de sept enfants. L’un d’eux, Othman, 22&amp;nbsp;ans, a arrêté ses études. “Une enseignante le traitait d’enfant de terroriste. Il était pénalisé dans ses notes et ne supportait pas le regard de ses camarades”, raconte-t-elle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; “A l’entrée de la prison, une de mes filles a été dénudée dans une petite pièce et fouillée, assure Khamissa Rtimi. Les enfants sont traumatisés par la police. Ils ne peuvent pas voir un policier sans changer de trottoir.” “Un petit garçon dont je ne vous dirai pas le nom nous a dit&amp;nbsp;: ‘Quand je serai grand, ma mission sera de tuer les policiers pour me venger&amp;nbsp;!’” atteste Naïma Najari, mère d’Abdel­aziz Chafai, condamné à trente ans de prison. “Nos enfants ne peuvent que devenir des voyous, des terroristes et maudire l’Etat, vu ce que l’on nous inflige”, conclut Naïma Karaoui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lalibreblogs.be/pierrick.van.the@courrierinternational.com&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rachid Mesli&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, directeur juridique du Forum&lt;/strong&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.alkarama.org/&quot;&gt;&lt;strong&gt;Al-Karama&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, association de défense des droits de l’homme dans les pays arabes installée à Genève, partage cet avis. D’après lui, la situation concernant les enfants dont les pères sont incarcérés pour des liens avec des organisations terroristes serait la même dans tout le monde arabe. “Lorsque le principal soutien de famille est arrêté et détenu, les familles sont systématiquement marginalisées. Cela a des conséquences sur la situation matérielle de ces familles et engendre de graves problèmes pour la société”, constate Rachid Mesli, qui explique qu’une fois devenus adultes les enfants suivent les traces de leur père. Pour Fatiha Mejjati, veuve de Karim Mejjati, soupçonné d’être l’un des organisateurs des attentats de Madrid, tous ces enfants restés sans père sont de véritables “bombes à ­retardement”.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Tous les prétextes sont bons pour Ahmadinejad</title>
<link>http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/archive/2010/01/26/tous-les-pretextes-sont-bons-pour-ahmadinejad.html</link>
<author>noreply@lalibreblogs.be (sahiht)</author>
<category>International</category>
<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 00:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sanseverything.files.wordpress.com/2009/10/ahmadinejad.jpg&quot; alt=&quot;ahmadinejad.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;On a l'habitude de voir les régimes dictatoriaux exporter leurs tensions intérieures vers l'extérieur. Quand ils sont menacés d'être renversés par leur population, ils cherchent le salut dans un ennemi étranger afin de faire oublier les problèmes domestiques et de restaurer l'unité du pays. C'est ce qu'avait fait Saddam Hussein en 1980 en déchirant les accords d'Alger, qu'il avait lui-même signés avec Téhéran, pour déclarer la guerre à son voisin de l'est, une guerre qui a duré huit années et qui a fait plus d'un million de morts et au moins autant de handicapés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La République islamique n'a pas tenu ses promesses de liberté, de démocratie et de développement économique. C'est pour cela que de nombreux partis et groupes qui ont participé à la révolution de 1979 se sont retrouvés rapidement dans l'opposition. Dès le début, le régime a procédé à des purges. Ainsi, le premier président élu de la République, Abdolhassan Bani Sadr, a fui le pays en 1981, déguisé en femme pour demander l'asile politique en France. D'autres ont été accusés de conspiration et exécutés. Ces purges ont été grandement facilitées par quelque chose que le nouveau régime a ressenti comme un cadeau du ciel : la guerre déclenchée par Saddam Hussein. Elle venait à point nommé pour resserrer les rangs entre factions et pour justifier l'élimination des fortes têtes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette guerre a duré huit années, a fauché des âmes et détruit l'économie. Mais la seule chose qui importait aux régimes de Téhéran et de Bagdad était de se maintenir au pouvoir à tout prix. Les Iraniens considéraient qu'ils étaient le &quot;bouclier de l'islam&quot; et que l'islam tout entier risquait de disparaître s'ils cédaient. De l'autre côté, Saddam Hussein se considérait comme une &quot;nécessité patriotique&quot; puisqu'il était le &quot;rempart de la nation arabe&quot; [face aux &quot;Perses&quot;]. La guerre s'est arrêtée quand Ruhollah Khomeyni a compris qu'il devait &quot;boire la ciguë&quot; de l'armistice s'il voulait éviter que le &quot;bouclier&quot; se fissure.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'Iran est&amp;nbsp;un beau pays doté de contrées si vastes que les quatre saisons y cohabitent, pourvu de ressources naturelles et humaines que beaucoup lui envient et dont la population est pénétrée de civilisation et d'urbanité. A chaque fois qu'un étranger voyage en Iran, les gens profitent de&amp;nbsp;la présence de &quot;l'occidental&quot;&amp;nbsp;pour lui faire part de leur lassitude du régime, soulignant ses méfaits, critiquant ses méthodes répressives, regrettant l'absence de libertés, se plaignant du favoritisme ambiant, etc.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Maintenant, l'Iran nous croule sous la dictature alors qu'au début le nouveau régime devait apporter la démocratie, la liberté et le développement. La plupart d'entre nous regrettent de l'avoir soutenue.&quot;&amp;nbsp;Nombreux sont les iraniens qui précisent&amp;nbsp;: &quot;Ne commettez pas la même erreur en Irak !&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'occupation iranienne du puits de pétrole irakien d'Al-Fauqa [à la mi-décembre] doit être analysée à l'aune de ce que nous venons d'expliquer. Téhéran espère déclencher une crise internationale afin d'échapper à la crise interne. La meilleure chose qui puisse lui arriver serait en effet que &quot;l'ennemi américain&quot; lui livre bataille. Les Iraniens voulaient embarrasser les occupants de l'Irak et leurs alliés [locaux], surtout en cette période. La classe politique et la population irakiennes ont unanimement condamné l'occupation d'un bout de leur territoire. Mais les dirigeants irakiens et américains ont fait preuve d'une grande sagesse en évitant d'engager les hostilités militaires. Si l'on avait tenté de reprendre ce puits par la force, on aurait offert une bouée de sauvetage au régime iranien, qui aurait pu alors détourner l'attention de sa population des revendications de liberté en parlant de &quot;l'agression américaine&quot;. Tous ceux qui s'aventureraient à attaquer l'Iran feraient un merveilleux cadeau à Mahmoud Ahmadinejad. Ce puits de pétrole reviendra à l'Irak par des moyens pacifiques, en vertu des lois internationales et des accords bilatéraux. Mais, pour le moment, l'important est de ne pas contrecarrer la révolution en Iran. Si elle aboutit, elle instaurera un régime démocratique et laïc réconcilié avec ses voisins et le monde.&lt;/p&gt;
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<title>Obama ou l'impasse des petits pas</title>
<link>http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/archive/2010/01/25/obama-ou-l-impasse-des-petits-pas.html</link>
<author>noreply@lalibreblogs.be (sahiht)</author>
<category>International</category>
<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 01:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/media/02/02/511818346.jpg&quot; id=&quot;media-65532&quot; alt=&quot;obama1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Pour le parti démocrate et pour le président des Etats-Unis, la perte inattendue du siège détenu au Massachusetts par Edward Kennedy (décédé en août dernier) représente un échec redoutable. Car il met en danger le sort de plusieurs initiatives importantes, correspondant à autant d’engagements de campagne de M.&amp;nbsp;Barack Obama.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La réforme de la santé tout d’abord, qui n’a pas été définitivement adoptée et à laquelle, dorénavant, les républicains peuvent s’opposer indéfiniment au Sénat lorsque l’ultime version de ce texte reviendra dans cette assemblée.&amp;nbsp;Les problèmes ne s’arrêtent pas là, au contraire&amp;nbsp;: la réforme financière, la promesse d’une loi rétablissant le droit des syndicats, les engagements (déjà si modestes) pris en matière d’environnement à Copenhague&amp;nbsp;; tout cela est également mis en péril.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;p&gt;Pour mesurer ce qui vient de se passer au Massachusetts, il faut savoir que le nouveau sénateur républicain d’un Etat qui, en 1972, avait été le seul du pays à voter contre la réélection triomphale de Richard Nixon (et en faveur du pacifiste George McGovern), a proclamé pendant sa campagne qu’il était favorable à la torture comme méthode d’interrogatoire des personnes soupçonnées de terrorisme, hostile au plan présidentiel de réduction des émission de gaz à effet de serre et –&amp;nbsp;naturellement&amp;nbsp;!&amp;nbsp;– opposé à la réforme du système de santé défendue par le président des Etats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Le moment Obama est terminé&amp;nbsp;»,&lt;/i&gt; concluait il y a quelques mois un penseur néoconservateur. Il estimait en effet que l’élection de novembre&amp;nbsp;2008 avait constitué un accident de l’histoire américaine portant à la présidence un homme trop à gauche pour le pays et qui profita d’un moment de désarroi national pour faire passer son programme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En réalité, les premiers mois de la présidence ont surtout été marqués par le désir de M.&amp;nbsp;Obama de ne pas paraître tirer un avantage politique de la crise économique et financière, de multiplier les concessions à ses adversaires, pourtant en déroute et disposés à ne lui faire aucun quartier, de demeurer calme et centriste, technocrate et compétent.&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;Justifiant, par exemple, la taxe qu’il se propose de faire payer aux banques (si, là encore, le Congrès y consent…) il a plaidé le 16&amp;nbsp;janvier dernier auprès de ceux qui redoutent qu’un tel impôt n’effarouche la finance&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Cette année, Wall Street va distribuer davantage sous forme de bonus et de compensations diverses que le produit de cet impôt sur les dix prochaines années.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;div class=&quot;crayon article-texte-18784 texte&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Pour reconquérir une partie de l’électorat qui a voté pour lui il y a un an avec l’espoir que les choses changent vraiment, et qui s’avoue déjà déçu de son bilan, M.&amp;nbsp;Obama devrait peut-être se faire violence. Et tenter d’être moins «&amp;nbsp;raisonnable&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Réformer l'islam, une nécessité ?</title>
<link>http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/archive/2010/01/15/reformer-l-islam-une-necessite.html</link>
<author>noreply@lalibreblogs.be (sahiht)</author>
<category>International</category>
<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 00:37:04 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;A l’heure du terrorisme islamique, des attentats suicides et de la propagation de la haine anti-occidentale, quel sera l’avenir des relations entre Islam et Occident&amp;nbsp;? Allons-nous vers une confrontation généralisée entre le monde occidental civilisé et les franges arriérées de l’Islam politique ?&amp;nbsp;Nous aurions tort de rejeter cette perspective&amp;nbsp;: à l’aube d’une prolifération anarchique des armes nucléaires, rien ne pourra empêcher un groupe terroriste de lancer une attaque apocalyptique contre plusieurs villes américaines et européennes simultanément. Tout est une question de temps&amp;nbsp;: déjà des savants pakistanais transmettent des informations stratégiques à leurs collègues iraniens, et rien n’interdit de penser que plusieurs spécialistes nucléaires collaborent déjà avec des groupuscules terroristes. Les 50 millions de morts de la seconde guerre mondiale risqueront de devenir dérisoires face à l’apocalypse nucléaire que nous réserve l’avenir. Les musulmans seront d’ailleurs les premières victimes de ce premier et dernier génocide anti-occidental de l’Histoire&amp;nbsp;: si les islamistes algériens rêvent de transformer Paris en un immense brasier ardent, ils rêvent également d’exterminer tous ces traîtres algériens qui pactisent, à leurs yeux, avec l’Occident impie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Pour une analyse profonde l’idéologie musulmane&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Nos politiques occidentaux croient qu’il suffit de résoudre les symptômes politiques et non les causes idéologiques de cette haine criminelle contre l’Occident. Ils entretiennent des régimes despotiques, en Tunisie, en Egypte, au Pakistan et ailleurs qui aggravent le déficit démocratique dont souffre la jeunesse arabo-musulmane. En particulier la famille Bush est pleinement responsable du maintien au pouvoir du wahhabisme saoudien, cette secte rétrograde et barbare dont est idéologiquement issu Ben Laden. Notre attitude aveugle consiste à détourner pudiquement le regard, respect des cultures différentes oblige, sur les raisons véritables à l’idéologie de la guerre sainte, et à préférer une lecture superficielle sur une analyse profonde de la pensée musulmane. Combien de fois avons-nous entendu des intellectuels issus de la génération 68 prétendre que «&amp;nbsp;&lt;i&gt;seule la pauvreté est responsable de l’intégrisme&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Faut-il leur rappeler que les terroristes du 11 septembre 2001 étaient au contraire des individus instruits, bien éduqués et appartenant à des milieux sociaux relativement aisés&amp;nbsp;? Faut-il leur rappeler que l’islamisme radical se porte beaucoup mieux en Arabie Saoudite, pays relativement prospère, qu’en Maurétanie et au Sénégal, parmi les plus pauvres au monde&amp;nbsp;?&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;Après que l’Allemagne nazie eut commis les crimes qu’on connaît, toute la société allemande a réalisé son «&amp;nbsp;mea culpa&amp;nbsp;» et a cherché à comprendre ce qui, dans la culture et la pensée collective nationale, aurait pu conduire à&amp;nbsp;l’acceptation odieuse de la Shoah. A l’inverse, après les attentats du 11 septembre, rares furent les imans éclairés qui commencèrent à douter de l’interprétation du Coran chez leurs ouailles, et les quelques intellectuels musulmans courageux qui osèrent établir un lien entre Islam et islamisme furent vite réduits au silence. Pour preuve de cette absence totale de remords et d’esprit critique, les autorités religieuses égyptiennes tolèrent encore de violent prêches anti-américains à l’intérieur de la grande mosquée du Caire. Or que dirait-on si le cardinal Lustiger laissait des intégristes catholiques hurler leur haine des Juifs et des mécréants, porte-voix aidant, au sein même de la cathédrale de Paris&amp;nbsp;durant un office ? Eh bien ce qui est scandaleux en Occident paraît normal en Orient. Cette différence flagrante de mentalité montre bien que la pieuvre de l’islamisme trouve son explication au plus profond de la pensée collective musulmane, et que la violence, le terrorisme, l’intolérance, la haine islamistes relèvent d’une maladie consubstantielle à l’Islam.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;b&gt;Réformer l’Islam, la seule antidote à l’islamisme&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;Car que l’on veuille ou non, les concepts odieux de «&amp;nbsp;guerre sainte&amp;nbsp;», de «&amp;nbsp;lutte contre les infidèles&amp;nbsp;», de «&amp;nbsp;meurtre contre les incroyants&amp;nbsp;», se trouvent précisément inscrits noir sur blanc dans le Coran. On peut reprocher tout ce qu’on veut aux terroristes islamistes, mais pas de ne pas savoir lire&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Faites la guerre contre les gens du Livre qui […] n’acceptent pas la religion d’Islam&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» (s 9, v.29), car «&amp;nbsp;&lt;i&gt;ceux qui suivent Mohamed sont impitoyables pour les incrédules&lt;/i&gt; » (s.48, v.29)… «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Les juifs et les chrétiens […] sont les plus vils de toutes les créatures&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» (s.98, v.51), autant de leitmotivs coraniques ressassés par les islamistes frustrés et abrutis par leur religion guerrière. Que l’on veuille ou non, la première lecture de&amp;nbsp;l’Islam en donne une l'image d'une religion politique qui se sert de la guerre pour étendre&amp;nbsp;au monde sa bonne parole monothéiste : «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Si tu n’arrives pas à les convaincre par la persuasion, convainc-les par les armes&lt;/i&gt; » lit-on dans le 9&lt;sup&gt;ième&lt;/sup&gt; sourate.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;Les textes sacrés de l’Islam, Coran et Hadîts, présentent donc une dangerosité intrinsèque qu’il faut combattre si nous voulons terrasser la bête immonde de l’islamisme. Mais comment faire&amp;nbsp;? En attaquant les musulmans de front pour extirper – de gré ou de force – leur croyance absurde de leurs esprits&amp;nbsp;insensés ? Ce serait se conduire exactement comme les terroristes islamistes que nous dénonçons pourtant. Alors envoyer des missionnaires chrétiens en terre d’Islam pour convertir massivement les musulmans à une foi plus douce, réconciliant ainsi Occident et Orient&amp;nbsp;? Il faudrait être bien naïf pour croire un instant que les musulmans vont renoncer à leur propre identité pour adhérer spontanément à une religion symbole de l’Occident méprisé. Alors donner le temps au temps en espérant que le progrès économique, le renouveau démocratique, l’émergence de classes moyennes instruites contribuent à la victoire progressive de la sécularisation sur l’imprégnation étouffante de la religion&amp;nbsp;? C’est l’objectif secret des démocrates occidentaux. Hélas, il semble pourtant que cette dernière stratégie, en dépit de l’intérêt qu’elle semble présenter, montre de sérieuses limites.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;En effet, la nature humaine fait qu’il est impossible que l’Homme puisse se passer de religion, ou du moins de spiritualité. L’expérience communiste le démontre clairement&amp;nbsp;: ni la destruction des Eglises et des Temples, ni l’athéisme officiel n’ont réussi à éradiquer le Christianisme de Pologne ou de Russie, bien au contraire. Là aussi, que l’on veuille ou non, les «&amp;nbsp;musulmans actuels&amp;nbsp;» ont besoin de croire en quelque chose.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;Dans ces conditions, il faut laisser les musulmans croire en Allah, le Dieu unique, mais influer de manière décisive sur la conception&amp;nbsp;de leur foi&amp;nbsp;autrefois grossière et guerrière afin qu'elle se mue en spiritualité positive pour l’Humanité entière. En d’autres termes, il faut entreprendre la réforme théologique de l’Islam, exactement comme Martin Luther initia la réforme du Christianisme après l’abus des «&amp;nbsp;Indulgences&amp;nbsp;» au XVI&lt;sup&gt;ième&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/p&gt;
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<title>Lettre ouverte au Président Herman Van Rompuy, par Ali Daddy</title>
<link>http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/archive/2010/01/17/lettre-ouverte-au-president-herman-van-rompuy-par-ali-daddy.html</link>
<author>noreply@lalibreblogs.be (sahiht)</author>
<category>Belgique</category>
<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 14:11:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Monsieur Van Rompuy, un commentaire sur notre blog &lt;a href=&quot;http://reflets-mag.blogspot.com/2009/12/lettre-ouverte-au-president-herman-van.html&quot; title=&quot;Reflets Magazine&quot;&gt;Reflets&lt;/a&gt; vous décrit comme un homme ayant le «&amp;nbsp;sourire fin du Bouddha&amp;nbsp;». C’est de bon augure pour l’immense tâche qui vous attend. L’avantage lorsque l’on inaugure une fonction, c’est que tout est ouvert et donc possible.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Pour ma part j’insisterais d’abord sur la nécessité de rendre l’Europe accessible aux citoyens.&lt;/span&gt; Même pour nous qui habitons Bruxelles, sa capitale, l’Europe est un «grand machin» carrément opaque et totalement inaccessible.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a quelques années, lorsque j’étais jeune étudiant en journalisme à l’ULB, j’avais décidé d’écrire une lettre à Jacques Delors, alors président de la Commission européenne. J’avais été sensible à la fois à son style et à la campagne de sensibilisation des citoyens à l’Europe qu’il avait lancée. Plusieurs mois passèrent sans que je ne reçoive la moindre réponse malgré de multiples démarches.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors que le bureau du président Jacques Delors était situé à moins de deux kilomètres de mon domicile de l’époque, je dus passer via Paris et Jack Lang, alors ministre de la Culture de François Mitterrand, pour avoir un retour de courrier du cabinet Delors. Vous me direz que cela ne date pas d’hier, certes, mais les choses n’ont guère changé et ont même plutôt empiré. Les institutions européennes restent un bunker. C’est en tous cas à vous qu’il incombe de nous prouver le contraire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;L’immigration ensuite.&lt;/span&gt; Vaste chantier. Pour ce qui est de l’immigration que l’on pourrait qualifier de plus ancienne, il est toujours utile de rappeler que si elle existe, c’est pour des raisons historiques et économiques. Tout d’abord, beaucoup d’étrangers sont venus se battre contre l’armée allemande et donner leur vie pour libérer l’Europe du fascisme. Ensuite, dès le début des années soixante, différents gouvernements européens ont organisé des campagnes de recrutement, au Maroc et en Turquie essentiellement, à la demande de l’industrie lourde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je suis moi-même issu de cette immigration&amp;nbsp;: mon père est arrivé en Belgique au début des années 60 pour travailler dans le bâtiment. Pourtant, tout en ayant gardé de fortes attaches avec mes origines, je suis un parfait citoyen européen, habitant Bruxelles – ville cosmopolite par excellence – et parfaitement à l’aise au sein de mon identité plurielle. Parfois je souris à l’idée de symboliser à moi tout seul la magnifique devise européenne&amp;nbsp;: L’unité dans la diversité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quant à l’immigration plus récente, et récurrente, c’est un phénomène qu’il faut traiter avant tout de manière éthique. Cela tombe bien&amp;nbsp;! Je suis persuadé, Monsieur van Rompuy, que vous avez énormément d’éthique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’Europe ne peut plus se penser comme une forteresse face au reste du monde. L’Europe ne peut pas davantage se permettre de faire la guerre en Afghanistan, en Iraq ou ailleurs et ensuite mettre des demandeurs d’asile issus de ces pays dans des charters en leur disant&amp;nbsp;: «Circulez, y a rien à voir&amp;nbsp;!».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’immigration est nécessaire à l’Europe et, en la matière, il faut en finir avec les politiques hypocrites. Sur le blog Hexagone de Catherine Coroller, journaliste au quotidien Libération, on peut lire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy, le gouvernement français procède régulièrement à des régularisations d’étrangers en situation irrégulière. Seulement, ce chiffre est un secret d’État. Ainsi, il ne figure pas dans le rapport annuel au Parlement du Comité interministériel de contrôle de l’immigration…&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une politique d’immigration pragmatique passe aussi par des relations totalement repensées avec les pays du Sud, et en particulier avec l’Afrique. Les anciens pays coloniaux ne doivent pas oublier leur dette envers ce continent qui a été pillé pendant des décennies. L’éthique toujours&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;L’interculturel.&lt;/span&gt; La barbarie progresse partout dans le monde. Dans son Éthique, Edgar Morin écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Deux terreurs se conjuguent&amp;nbsp;: la terreur terroriste et le terrorisme d’État qui tendent en s’accroissant et en s’intensifiant à susciter la guerre mondiale de civilisation entre Occident et Orient islamiste. La dégénérescence éthique s’y manifeste dans l’extension et l’aggravation des manichéismes. Nous ne voyons pas encore de signes de régénération&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’Europe, par son essence même, ne peut être qu’interculturelle&amp;nbsp;: c’est le sens même de sa devise que je rappelais plus haut. La diversité n’est pas un choix mais un fait. Il y a deux façons d’aborder cette diversité : soit par la confrontation, soit par le dialogue. Mais se contenter de diagnostiquer le caractère multiculturel de la société est une chose, et faire en sorte que cela débouche, par une politique volontariste, sur une dynamique interculturelle en tant que véritable creuset de cette diversité en est une autre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Opter pour l’interculturel, c’est préparer l’horizon européen au dialogue et à la paix. Nous assistons en réalité à la lutte entre les intégrismes de tous bords – animés par ceux qui aspirent au conflit des civilisations – et les partisans de l’ouverture, du pluralisme, de la diversité culturelle, ceux qui aspirent à une éthique politique et qui plaident pour le dialogue des cultures, des peuples, des religions, des civilisations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’année européenne de l’interculturalité fut un flop complet&amp;nbsp;: beaucoup de tralala mais aucun projet ambitieux et toujours cette distance savamment entretenue entre le microcosme européen et le citoyen. Bruxelles – capitale fédérale, régionale et européenne – vous le savez très bien, est une terre cosmopolite par excellence. Encore faut-il qu’on lui donne les moyens de manifester véritablement ce qu’elle est en puissance. Il s’agit peut-être ici de votre plus grand défi, Monsieur Van Rompuy.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;La Turquie.&lt;/span&gt; Si au 19ème siècle la Turquie était considérée comme l’homme malade de l’Europe, aujourd’hui ce serait plutôt l’Europe qui serait malade de la Turquie. Nonobstant le fait que les États européens ont promis dès les années 60 que la Turquie entrerait dans l’Europe, l’adhésion de ce pays important donnera un véritable poids politique à l’Union européenne. Du statut de nain politique qui est le sien actuellement, l’Union pourrait accéder à une stature qui lui permettrait de rivaliser avec des géants tels que les USA ou la Chine. À l’heure actuelle, la Turquie tient un rôle de premier plan dans des régions du globe où se joue l’avenir de la planète. L’Europe a vocation à contribuer à une plus grande stabilité et à la paix dans le monde. Il s’agit-là de valeurs essentielles et fondatrices de l’Europe.&lt;br /&gt; Le fait que la Turquie soit un pays musulman est un plus qui apporte une richesse culturelle et spirituelle qui porte l’Europe vers le haut. Vous êtes suffisamment clairvoyant, Monsieur Van Rompuy, pour savoir que l’islam fait partie des meubles en Europe, tout comme le christianisme, les Lumières et la laïcité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Les rapports avec les pays du Sud.&lt;/span&gt; L’Union européenne fait de gros efforts en matière de coopération et d’aide au développement. Mais l’ampleur de la tâche implique une politique radicalement ambitieuse entre partenaires qui se respectent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’Union pour la Méditerranée, par exemple, ne doit pas être un machin en plus de l’Union mais une véritable machine de coopération entre des peuple situés de part et d’autres des rives de la Méditerranée qui ont en commun une culture, une histoire, un climat, une gastronomie et une mer – la mare nostrum des Romains, berceau de la civilisation, qui se meurt lentement mais sûrement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans mon livre Le Coran contre l’intégrisme, j’ai montré que c’est paradoxalement l’état de droit qui, en Europe, a favorisé l’émergence et le développement de l’islam intégriste. Vous n’êtes pas sans savoir que dans notre pays, en particulier à Bruxelles, l’islam est fortement courtisé au moment des élections. Uniquement dans une optique communautariste et souvent dans ses dimensions les plus rétrogrades. Mais comme cela marche, les politiques sans aucune vision trouvent la démarche rentable et donc utile pour leur carrière personnelle. Cette politique à courte vue constitue pour le moins un appauvrissement de notre démocratie et contribue à déforcer la cohésion sociale dont notre société a tellement besoin. Dans ce domaine aussi, la coopération peut nous fournir des pistes intéressantes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un pays comme le Maroc, dont je suis originaire et que je connais bien, fournit énormément d’efforts pour la lutte contre le terrorisme et contre le développement de l’islam radical en prônant un islam d’apaisement, recentré sur ses fondamentaux, à savoir une pratique d’ordre spirituel et non pas une idéologie radicale exportable à l’envi. Si l’islam fait partie des meubles, ceux-ci doivent rester à la maison&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tous ces efforts, et bien d’autres dont je ne parle pas, méritent d’être encouragés, soutenus et portés par un projet européen qui soit à la fois généreux, réaliste et pragmatique. Un projet européen qui soit aussi visionnaire, pour ne pas dire prophétique - qualificatif que vous ne renierez certainement pas -, et essentiellement éthique. C’est dire si vous avez du travail&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bon courage, Monsieur Van Rompuy, nous sommes de tout cœur à vos côtés.&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Ali DADDY&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Camus étranger au monde arabe, par Abdessalam Benabdelali</title>
<link>http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/archive/2010/01/17/camus-etranger-au-monde-arabe.html</link>
<author>noreply@lalibreblogs.be (sahiht)</author>
<category>International</category>
<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 03:43:00 +0100</pubDate>
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&lt;div id=&quot;article_chapeau&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cinquante ans après sa mort, Albert Camus est toujours loin de faire l'unanimité dans le monde arabe. Le quotidien panarabe Al-Hayat refuse ainsi de le placer au panthéon de la littérature mondiale.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/media/02/00/858414533.gif&quot; alt=&quot;camus_2.gif&quot; id=&quot;media-65061&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;On ne peut qu'être irrité par la proposition du gouvernement français de transférer les cendres d'Albert Camus au Panthéon [avancée par Nicolas Sarkozy le 19 novembre 2009, elle se heurte à l'opposition des héritiers de l'écrivain]. Il s'agit d'une tentative de récupération du cadavre de l'auteur de &lt;em&gt;La Chute,&lt;/em&gt; et cela malgré le refus que celui-ci avait manifesté de son vivant de toute appartenance politique ou idéologique. L'auteur du &lt;em&gt;Malentendu&lt;/em&gt; inspirait des sentiments mitigés à tout le monde, à gauche comme à droite, aux Arabes comme aux Européens, aux Français comme aux Algériens. Car les positions de l'auteur de &lt;em&gt;L'Etranger&lt;/em&gt; - ce personnage qui considère l'existence comme dépourvue de sens et ne perçoit pas de différence entre la tristesse et la joie, ni entre la vie et la mort - n'étaient pas exemptes de toute ambiguïté, bien au contraire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En ce qui nous concerne, nous autres Arabes, impossible de ne pas partager la joie de vivre, toute méditerranéenne, de l'auteur des &lt;em&gt;Noces,&lt;/em&gt; de ne pas admirer sa vigilance, de ne pas adhérer à sa défense sans relâche des pauvres et des opprimés. Il n'en reste pas moins que nous ne pouvions pas non plus fermer les yeux sur le fait que l'auteur de &lt;em&gt;La Peste&lt;/em&gt; décrive la ville d'Oran comme si aucun Arabe n'y habitait, ou que Meursault, le &quot;héros&quot; de &lt;em&gt;L'Etranger,&lt;/em&gt; tire des coups de feu sur un Arabe à la plage &lt;em&gt;&quot;à cause du soleil&quot;.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est pour tout cela que, malgré notre amour pour Camus, nous nous sommes toujours sentis plus proches de Sartre. C'est pour cela que, malgré notre sympathie pour Meursault, nous avons toujours eu plus de compréhension pour Roquentin [le héros de &lt;em&gt;La Nausée&lt;/em&gt;]. D'autant plus, peut-être, que nous n'avions trouvé ni dans &lt;em&gt;Le Mythe de Sisyphe,&lt;/em&gt; ni dans &lt;em&gt;L'Homme révolté&lt;/em&gt; la force de l'écriture et la charge polémique de Sartre. Certes, nous allions comprendre par la suite que la philosophie de Sartre n'était pas aussi puissante que nous l'avions imaginé ; mais il n'en reste pas moins que l'auteur de &lt;em&gt;Qu'est-ce que la littérature ?&lt;/em&gt; éclipsait la plupart de ceux qui l'entouraient. Camus était resté à l'écart de la cour sartrienne, ce qui ne l'a pas empêché de dénoncer la violence et l'injustice. Mais force est de constater qu'il n'avait pas été capable de faire un choix clair entre la justice et la liberté, d'un côté, l'amour pour sa mère et les rayons de soleil à Tipaza, de l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Abdessalam Benabdelali&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Le vote suisse sur les minarets a bousculé le débat sur la laïcité en Belgique</title>
<link>http://humeurhumaniste.lalibreblogs.be/archive/2009/12/26/le-vote-suisse-sur-les-minarets-a-bouscule-le-debat-sur-la-l.html</link>
<author>noreply@lalibreblogs.be (sahiht)</author>
<category>Belgique</category>
<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 02:00:12 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;En Belgique, la question de la laïcité est devenue tellement sensible qu'après le résultat du référendum suisse sur les minarets, plusieurs partis ont préféré reporter un débat qui s'amorçait dans les assemblées sur la nécessité d'assurer une séparation plus franche entre les communautés religieuses et l'Etat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Une proposition de loi déposée au Sénat avait été signée par quatre partis : le PS et les écologistes francophones, les libéraux flamands et francophones. Le texte visait à assurer l'impartialité des pouvoirs publics. L'auteur de la proposition, le sénateur (PS)&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lalibreblogs.be/sujet/9f58/philippe-mahoux.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Philippe Mahoux&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;, a souhaité retarder son examen afin que ses idées puissent être discutées &lt;i&gt;&quot;sereinement&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Les dispositions envisagées par M. Mahoux visent à revoir des articles de la Constitution de 1831 définissant la neutralité. Elles invitent les agents des services publics à s'abstenir de toute manifestation extérieure de nature religieuse, philosophique ou partisane. Elles indiquent qu'aucune prescription religieuse ne peut être retenue comme justification ou excuse pour une infraction pénale. Et qu'elle ne peut faire obstacle &lt;i&gt;&quot;à la pleine jouissance et au plein exercice des droits civils et politiques&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le texte prône encore l'instauration d'un cadre purement civil pour les solennités officielles, visant, entre autres, une messe (le &lt;i&gt;Te Deum&lt;/i&gt;) organisée le jour de la fête nationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Pas question de &lt;i&gt;&quot;forcer le débat&quot;,&lt;/i&gt; estime désormais le sénateur écologiste&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lalibreblogs.be/sujet/6d7f/marcel-cheron.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Marcel Cheron&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;. Il faut assurer la neutralité de l'Etat mais aussi &lt;i&gt;&quot;le respect du droit de&lt;/i&gt; &lt;i&gt;pratiquer son culte de façon visible&quot;,&lt;/i&gt; estime-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Alarmé par les commentaires de quotidiens flamands, qui affirmaient que le texte aurait pour effet d'interdire jusqu'aux croix dans les cimetières, un autre signataire, le sénateur libéral flamand Jean-Jacques De Gucht, a indiqué qu'il ne voulait pas déclencher de &lt;i&gt;&quot;tempête&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;UN CADRE SEREIN&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le texte évoque le respect du principe de neutralité dans les parties communes des cimetières, où les croix seraient donc enlevées. M. De Gucht souligne qu'il s'était surtout rallié à la proposition pour protester contre le refus de certains hôpitaux catholiques d'appliquer la loi sur l'euthanasie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le Mouvement réformateur (libéral francophone) semble, lui, divisé, mais l'un de ses sénateurs a alimenté la polémique par un trait d'humour. &lt;i&gt;&quot;Va-t-on supprimer l'effigie, ou même le passage de saint Nicolas dans les écoles ?&quot;&lt;/i&gt; a interrogé&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lalibreblogs.be/sujet/ae0d/philippe-monfils.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Philippe Monfils&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;. La figure du saint catholique, dispensateur de jouets aux &lt;i&gt;&quot;enfants sages&quot;&lt;/i&gt; le 6 décembre, est populaire dans le pays, mais il porte une croix...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ainsi caricaturée, la discussion n'avait aucune chance d'aboutir. La volonté de certains Flamands de préserver le rôle protocolaire de premier plan de l'Eglise catholique, couplée au désir exprimé par des représentants francophones de ne pas alimenter les polémiques sur le voile se sont conjugués. Tous ont évoqué la nécessité de débattre dans un &lt;i&gt;&quot;cadre serein&quot;&lt;/i&gt; avec les acteurs de la société civile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ce cadre est celui des &quot;assises de l'interculturalité&quot;, mises en place par le gouvernement fédéral et qui abordent la question, jamais résolue depuis quinze ans, du port du foulard dans la fonction publique et les écoles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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